Alain Le Roux : échos dans la presse

Découvrez les articles de presse régionaux et nationaux qui parlent de mon travail, de mes poèmes et de mes activités littéraires. Cette page est dédiée à partager les moments où mon œuvre a été mise en lumière.

Articles de presse

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Chaque chronique est une reconnaissance précieuse de mon parcours poétique et une invitation universelle à explorer mes écrits. Cet espace sera régulièrement enrichi au fil des nouvelles parutions.

Bonne lecture au fil de ces regards médiatiques.

RENCONTRE AVEC ALAIN LE ROUX POETE ET ECRIVAIN

Discussion : François & Alain Le Roux – Une vie de poésie et d'engagements

François : Alain, bonjour. Quand on regarde la page d'accueil et la biographie de ton site , on ressent immédiatement ton attachement aux valeurs de paix, de liberté et de démocratie. Mais d'où vient ce besoin viscéral de prendre la plume pour témoigner ?

Alain Le Roux : Bonjour François. Tu sais, pour moi, la poésie n'est pas un simple divertissement. Je suis né à Trémaouézan, dans le pays Pagan, au cœur de ce Léon finistérien qui forge le caractère. Je viens d'un milieu très modeste, marqué par la dignité malgré la misère, et je suis devenu orphelin à l'âge de 8 ans. Mon père était un résistant, un vrai, qui a été dénoncé à la Gestapo par un camarade. Quand on porte cette mémoire, on ne peut pas être un simple « décorateur du monde ». J'ai écrit mon tout premier poème à 10 ans. Depuis plus d’un demi-siècle, j'écris pour que les armes se taisent, pour que les voix s’élèvent et pour que les peuples se parlent. Le poète doit être un veilleur.

François : Justement, ton dernier recueil, « Une main ouverte sur le monde », publié aux Éditions du Net, résonne fortement avec l'actualité. Tu y poses une question cruciale : « Dans le monde actuel où les dictateurs se lèvent chaque jour, pouvons-nous encore croire à l’intelligence ? » Quelle est ta réponse à travers ces pages ?

Alain Le Roux : Ma réponse, c'est qu'il faut s'accrocher et continuer à faire danser la liberté sur la valse des mots. Ce recueil de 114 pages est né d’un besoin profond de transmettre, après plus de 50 ans de création. La démocratie est une paix en mouvement ; elle vit dans le droit de dire, de choisir, de contester et de rêver. Mes mots ne sont pas des cris de colère, ce sont des souffles pour porter le silence de ceux qui résistent. J'invite simplement les lecteurs à traverser ce chemin avec moi.

François : Au cours de ce demi-siècle au service de la poésie, tu as croisé des figures monumentales de la littérature et de la politique internationale. On parle de correspondances fascinantes dans tes archives…

Alain Le Roux : C'est vrai, j'ai eu la chance d'échanger et de cheminer avec des esprits exceptionnels qui m'ont accompagné sur cette large route. Je pense à Léopold Sédar Senghor, à Eugène Guillevic — qui a d'ailleurs préfacé mon recueil La fontaine de couleurs —, ou au poète breton Youenn Gwernig, qui était un grand ami de Jack Kerouac. J'ai aussi eu des liens forts avec le poète indien Pradip Choudhuri de l'Université de Calcutta, malheureusement emporté par le Covid-19, ou encore Jean Coutouschéras, poète et député-maire d’Athènes, qui avait été placé en résidence surveillée sous le régime des colonels en Grèce. Ces hommes incarnaient la résistance par le verbe.

François : Ton parcours est aussi jalonné de reconnaissances institutionnelles très fortes, dès tes débuts dans les années 70.

Alain Le Roux : Oui, le milieu littéraire m'a tendu la main assez tôt. En 1973, j'ai reçu le 1er prix du jury à l’Académie du disque de poésie (le laurier d'argent), et le président du jury n'était autre que Philippe Soupault, le célèbre cofondateur du surréalisme! Par la suite, j'ai été parrainé par Jacques Charpentreau et Yves La Prairie pour devenir sociétaire des Poètes Français. Aujourd'hui, je suis sociétaire de la SCAM, des Écrivains de Bretagne, et membre du Pen-Club Français ainsi que de la Société des Gens de Lettres. Mais ma plus grande fierté, c'est d'avoir agi concrètement pour faire vivre la poésie : j'ai créé trois maisons d'édition à compte d'éditeur (dont An amzer), fondé des prix internationaux, animé des émissions de radio et partagé cette passion dans les écoles et collèges, jusqu'en Irlande.

François : En parlant de technique pure, tu es aussi le créateur d'une forme poétique bien spécifique : le « denom ». Qu'est-ce que c'est exactement ?

Alain Le Roux : J'ai conçu le denom en 1990. C’est un poème très court, un tercet (trois vers), qui se place à la croisée des chemins entre le haïku et le senryû japonais. Son but est d'évoquer la société dans sa plus large expression, en mêlant une grande créativité visuelle à une vraie profondeur philosophique sur le mouvement du monde. C'est une structure concise qui est aujourd'hui enseignée du collège jusqu'à l'université.

François : Dernière question, Alain. Nous habitons tous les deux à Taupont. Récemment, la municipalité et des élus comme Paul Molac ont inauguré une boîte à livres au Vieux Bourg, baptisée la « Boîte aux rêves ». Plusieurs de tes poèmes y ont été lus. Qu'as-tu ressenti en voyant tes mots s'installer ainsi au cœur du village ?

Alain Le Roux : Une immense joie et une grande évidence. La poésie doit descendre dans la rue, s'offrir aux passants. Voir des habitants se rassembler autour des livres, c'est la preuve que la culture est vivante chez nous. Mon souhait le plus cher pour cet espace, elle est résumée en une phrase prononcée lors de l'inauguration : « Que cette boîte à livres puisse apporter de nombreux rêves. » C'est là tout le rôle du poète : ouvrir des portes vers l'imaginaire et relier les êtres.

 

P.-S. : Pour la petite histoire, François retrouve chaque vendredi après-midi une poignée d'amis pour une partie de pétanque conviviale à proximité de la salle multifonction LENIVEL. C'est à ce rendez-vous hebdomadaire qu'Alain s’est joint récemment, peu après son déménagement dans la commune.

Mai 2026

Événements et actualités

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