
Novembre 1987, Plouzané. Alain Le Roux anime le débat « Le fond, la forme pour une identité culturelle bretonne », aux côtés de Bertrand Borne et de Youenn Guernic, poète et romancier breton qui fut l'ami proche de Jack Kerouac.
Le poète
Un poète capte ce que les autres sentent confusément et lui donne une forme, un souffle, un rythme. Il transforme l’expérience en langage, écoute les mots qui arrivent : une émotion, une injustice, une mémoire, un silence.
Il pose les mots comme un sculpteur travaille la pierre, rappelle que la liberté commence souvent par un mot juste. Il n’est pas un décorateur du monde, mais un veilleur ; il nomme ce qui menace l’espoir.
En résistant, il transmet et crée un lieu où les autres peuvent se reconnaître, se relever, se rassembler.
Bienvenue dans mon univers
Né à Trémaouézan, je pose sur le grand miroir de la vie des mots d’espoir ou de souffrance. À travers mes recueils, je me fais le témoin de notre époque : face aux injustices de la société, je cherche le chemin du silence, guidé par la paix, la liberté et l'humanisme.
Je suis heureux de vous accueillir dans mon monde. Entrez, lisez et laissez vibrer les mots.
Le Denom : une nouvelle poétique
Créateur d'une forme poétique inédite intitulée « Le Denom » en 1990, je propose un poème court composé d'un tercet ayant pour thème la société dans sa plus grande expression. Mêlant créativité et profondeur sur le monde, le Denom se place entre le haïku et le senryū.
Là où le haïku s'attache à la nature, le senryū est le miroir de l'homme, de ses travers, de la société et de la politique, sans l'obligation de parler de la pluie ou du beau temps. C'est exactement ce qui définit ma poésie de veille. Une forme moderne et accessible, que j'ai le plaisir de partager et de transmettre lors d'interventions, du collège à l'Université.