L'univers Denom : une codification poétique unique

Plongez au cœur de l'innovation poétique avec l'univers Denom d'Alain Le Roux. Une expérience où chaque mot, chaque image, est pensé pour vous transporter dans un monde d'une infinie délicatesse et d'un profond engagement humaniste. Découvrez la singularité de sa création.

Aux origines de la forme brève : Haïku et Senryū

Pour bien comprendre l'originalité du denom, il faut voyager vers la poésie traditionnelle japonaise et ses deux piliers en trois vers :

  • Le Haïku : C’est un poème court et contemplatif. Traditionnellement lié aux saisons, il capte l'instant présent à travers la nature, les éléments ou le paysage. Le poète s'efface pour laisser parler la beauté pure et éphémère du monde.

  • Le Senryū : Partageant la même structure que le haïku, le senryū s’en distingue radicalement par son sujet. Le mot vient du japonais 川柳 et signifie littéralement « saule pleureur », en hommage au nom de plume du poète Karai Senryū qui a popularisé cette forme au XVIIIe siècle. Contrairement au haïku, il délaisse la nature pour se concentrer sur l'humain. C'est une poésie du quotidien, souvent teintée d'humour, d’ironie ou de tendresse face aux travers de la société et de la nature humaine.

Le Denom : Le pont parfait entre l'humain et l'instant

Créé par Alain Le Roux en 1990, le denom se place avec subtilité à la croisée de ces deux mondes, tout en affirmant sa propre identité occidentale et humaniste.

S'il emprunte au haïku sa concision absolue et sa capacité à figer l'instant, il rejoint le senryū par son ancrage profond dans les réalités humaines. Mais là où le senryū choisit souvent l'ironie, le denom d'Alain Le Roux choisit le témoignage, la mémoire et l'engagement.

Bienvenue dans l’univers poétique d’Alain Le Roux. Découvrez des poèmes uniques, nés d’une écriture automatique et d’une sensibilité profonde.

C’est une poésie de veille, un outil d’observation de la marche du monde, de la démocratie et de la paix, condensé en trois lignes universelles. Un denom ne se raconte pas, il se ressent : il fonctionne comme un déclencheur d’images pour l’esprit. Lisez-le, fermez les yeux, et laissez l’écho se faire.

Découvrez ci-dessous une sélection de nos compositions illustrées et le décryptage de leur message.

 

     

    Le Lac au Duc au miroir du poème

    Notre célèbre Lac au Duc, avec ses eaux changeantes et ses rives arborées, est une source d’inspiration inépuisable. Dans ce denom précis — « Sur le lac, les hortensias rouges observent l’horizon » —, Alain LE ROUX nous propose une lecture profondément originale et sensible de ce paysage qui nous est si familier.

    Un regard inversé sur la nature

    Habituellement, ce sont les promeneurs qui longent les rives pour admirer le spectacle de la nature. Ici, le poète opère un magnifique renversement : ce sont les hortensias eux-mêmes, figures emblématiques de notre patrimoine végétal breton, qui prennent vie. Teintés d'un rouge vibrant, ils cessent d'être un simple décor pour devenir des spectateurs.

    Posés au bord de l'eau, ils incarnent la patience, la contemplation et la poésie pure, le regard tourné vers l’infini de l'horizon.

    Une invitation à la pause

    Ce texte est une célébration de la sérénité du lac. En associant la concision des mots à la douceur de la voix off, cette création nous invite à ralentir, à nous installer nous aussi sur la rive, et à partager le regard de ces hortensias. Un hommage vibrant à la beauté suspendue de notre territoire.

     

     

    Découvrez "Ne touche pas les fleurs avides, mais caresse le bonheur", une œuvre poétique sous forme de Denom, créée par Alain Le Roux.

    Derrière la concision et la fulgurance de cette formule se cache une puissante réflexion philosophique :

    • "Ne touche pas les fleurs avides" : Une mise en garde contre les tentations illusoires, les désirs possessifs ou les passions éphémères qui, sous une apparence séduisante, risquent de nous consumer ou de se faner dès qu'on cherche à les capturer.
    • "Mais caresse le bonheur" : Une invitation à la douceur, au détachement et à la gratitude. Contrairement au geste de posséder, la caresse effleure le moment présent avec respect. Elle nous rappelle que le bonheur véritable ne se saisit pas de force, il se vit avec délicatesse et simplicité.

    Bon visionnage et laissez-vous porter par la magie des mots et de l'image

    Retiens ma main, Ouverte pour toi, Dans ce monde : Un hymne bouleversant à la solidarité et à la tendresse. Dans un monde souvent perçu comme complexe ou indifférent, le poète tend une main ouverte — symbole d'accueil et de confiance absolue — comme un refuge et un point d'ancrage face aux épreuves de l'existence.

    Pourquoi bien chercher, Le bonheur juste, Dans un champ miné : Une métaphore d'une lucidité percutante sur l'absurdité de notre époque. Le poète interroge notre obsession moderne à chercher le bonheur individuel et l'insouciance au cœur d'un monde en crisis, instable et conflictuel. Une invitation puissante à prendre conscience des dangers qui nous entourent plutôt que de détourner le regard.

    Ce poème en trois lignes universelles est un hymne à la seconde chance et à la justice supérieure. Il rappelle que le jugement des hommes n'est jamais le mot de la fin. Au-delà des condamnations et des épreuves, il existe toujours un chemin vers la délivrance, l'apaisement et la liberté de l'âme

    En  Français , Breton , Japonais